Sénateur de la Marne

Reconnaissance des assistants d’éducation

Question écrite n° 21973 publiée le 01/04/2021

Monsieur Yves Détraigne souhaite appeler l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, sur l’appel à une grève d’une semaine sur l’ensemble du territoire lancé par la coordination nationale des collectifs d’assistants d’éducation (AED, communément appelé « pions »).

Ce sont des rouages essentiels de l’éducation nationale, mais ils sont, en général, assez discrets. L’académie de Reims en compte par exemple 3 000.

Si, dans les textes, les AED sont censés être recrutés en priorité parmi les étudiants et à mi-temps, afin de leur permettre de poursuivre leurs études, la réalité est tout autre dans les faits : la moyenne d’âge des AED a considérablement augmenté pour atteindre aujourd’hui les 40 ans.

C’est devenu un véritable métier sans véritable statut puisqu’il se compose de contrats précaires, renouvelables dans une limite de six années d’exercice et qu’aucune formation ne semble demandée de prime abord. Il n’y a aucune passerelle professionnelle, aucune validation d’acquis alors que les assistants d’éducation acquièrent, au fil du temps, de vraies compétences et des savoir-faire auprès des élèves.

En outre, les AED sont rarement au courant de leurs droits quitte à se voir imposer des missions comme l’aide aux devoirs, censée relever du volontariat.

Aujourd’hui, la coordination nationale réclame d’être mieux reconnue par le ministère de l’éducation nationale. Cela passe par la création du métier d’éducateur scolaire, une augmentation des salaires, des recrutements massifs, la rémunération des heures de nuit ou encore l’accès aux primes « réseau d’éducation prioritaire » et « réseau d’éducation prioritaire + » (Rep et Rep+).

Considérant qu’ils jouent un rôle important dans les établissements scolaires, il lui demande d’intervenir en faveur d’une reconnaissance du métier d’AED et de sa difficulté, tant au niveau statutaire que sur le plan financier.

En attente de réponse du Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports

A lire également…