Sénateur de la Marne

Pénurie de places en master

Question n° 01660 adressée à Mme la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche publiée le 21/07/2022

 
Monsieur Yves Détraigne souhaite appeler l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les étudiants en recherche de master. La plate-forme étudiante ViteMonMaster chiffre à plus de 1 000 le nombre de places supprimées à la rentrée dans 1 500 formations de master alors que, à l’été 2021, le ministère de l’enseignement supérieur avait promis la création de places supplémentaires – entre 3 000 et 4 000 – dans les filières dites « en tension », telles que droit, économie-gestion et psychologie. Or, même si tous les diplômés de L3 ne poursuivent pas en master (M1), il manque clairement des places en master dans les universités françaises et cela oblige à une sélectivité accrue dans certaines disciplines, comme en droit ou en psychologie. Les étudiants décrivent d’ailleurs une sélection « très aléatoire », où parfois les notes vont compter plus que les expériences professionnelles, parfois l’inverse, sans qu’ils ne sachent véritablement à quoi s’en tenir sur les critères retenus. Aujourd’hui, des centaines d’étudiants ayant validé leurs trois années de licence ne trouvent aucune faculté pour les accueillir afin d’achever leur cursus universitaire, au cours de deux années professionnalisantes qui sont censées ouvrir la voie à une intégration rapide sur le marché du travail. Le « droit à la poursuite d’études », instauré en 2017, impliquant que tout étudiant en licence doit recevoir une proposition en master, il lui demande d’apporter des solutions concrètes et urgentes pour permettre à chaque étudiant d’exercer son droit à la poursuite des études dans les meilleures conditions.

 

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