Sénateur de la Marne

Lutte contre l’autosolisme au quotidien

Question n° 00098 adressée à Mme la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires publiée le 07/07/2022

Monsieur Yves Détraigne souhaite appeler l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sur le fait que 70 % des déplacements domicile-travail soient réalisés avec des véhicules individuels, la plupart en « autosolisme ». De nombreux freins au développement du covoiturage de proximité ont longtemps existé, notamment le faible intérêt financier pour le covoitureur comme pour le covoituré et la « peur de l’inconnu ». Avec les hausses du prix du carburant, le « court-voiturage » devient plus prisé et les plate­formes de mise en relation sont en surchauffe. Mais il existe de fortes disparités locales et le potentiel serait plus important si tous les candidats au covoiturage trouvaient un véhicule, surtout en zone rurale ou péri­urbaine. Pour cela, il faut que les employeurs et les élus interviennent. Les employeurs peuvent encourager financièrement ce système, avec le forfait mobilité durable qui rembourse les salariés covoitureurs jusqu’à 600 euros par an, exonérés de cotisations et de contributions sociales – 200 euros dans la fonction publique, à condition d’aligner 100 jours de covoiturage par an. De leur côté, les collectivités peuvent subventionner les trajets pour que les passagers voyagent gratuitement ou presque, tandis que les conducteurs gagnent entre 2 et 4 euros par trajet. Efficace, cette incitation doit toutefois être pérenne… En 2019, le Gouvernement s’était mobilisé pour que le covoiturage devienne un mode de transport « naturel » sur tous les territoires, complémentaires aux offres traditionnelles et avait fixé un objectif ambitieux : tripler le nombre de trajets réalisés en covoiturage du quotidien d’ici 2024 pour atteindre les 3 millions… La récente création de l’observatoire national du covoiturage au quotidien doit ainsi permettre aux collectivités locales de mieux appréhender cette offre de mobilités. Considérant que le développement du covoiturage peut être pour les salariés synonyme d’économie, il lui demande de quelle manière elle entend encourager plus encore celui-ci et accompagner concrètement les entreprises et les collectivités locales dans cette démarche.

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