Sénateur de la Marne

Etudiants sans master

Question n° 24020 adressée à Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation publiée le 29/07/2021

 Monsieur Yves Détraigne souhaite appeler l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur la situation des étudiants sans master à la rentrée qui s’inquiètent d’avoir « travaillé pendant trois ans pour rien ». En effet, alors qu’ils ont validé leur licence, ils ne savent toujours paragraphes, à quelques semaines de la rentrée, où et dans quelle filière ils vont pouvoir poursuivre leurs études. Actuellement, des milliers de diplômés attendent de décrocher une place pour un master, notamment en en droit, en psychologie et en sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) où les demandes sont largement supérieures à l’offre malgré les promesses gouvernementales de création de places supplémentaires dans les filières sous tension. Certains sont refusés sèchement, d’autres restent en liste d’attente sans connaitre leur position alors que les services universitaires commencent à fermer pour les congés annuels. Après deux années compliquées, les étudiants ont besoin de stabilité et de connaître leur affectation à l’avance. Ils craignent d’être prévenus au dernier moment pour partir dans une université à l’autre bout de la France. Les témoignages des étudiants se multiplient, ils dénoncent des refus « très stigmatisants » voir « dégradants » alors que beaucoup de recalés ont des moyennes plus que correctes, des CV sérieux avec des stages, des diplômes parallèles, du bénévolat, un projet professionnel clairement défini. Cette année, professeurs et étudiants redoutent l’afflux d’inscriptions dû au baby-boom de l’année 2000, durant laquelle il y a eu 30 000 naissances de plus qu’en 1999, selon l’Insee, et donc un nombre potentiel de candidats plus élevé que les années précédentes. Il est consternant que cette réalité n’ait pas été anticipée et qu’il n’y ait pas de concordance entre le nombre de places en licences et celui en masters… Par conséquent, le sénateur demande à la ministre d’agir au plus vite pour que les universités puissent ouvrir les places nécessaires aux étudiants avec le budget et les professeurs nécessaires.

A lire également…